Dans l’Ouest américain, dévasté par des incendies ravageurs, Dusty voit son ranch anéanti par les flammes. Il trouve refuge dans un camp de fortune et commence lentement à redonner du sens à sa vie. Entouré de personnes qui, comme lui, ont tout perdu, des liens inattendus se tissent. Porté par l’espoir de renouer avec sa fille et son ex-femme, il retrouve peu à peu la volonté de tout reconstruire.
Le western a pris du plomb dans l’aile, les cow-boys aussi. L’Amérique rurale d’aujourd’hui, avec ses laissés-pour- compte, palpite au cœur de ce deuxième long-métrage délicat et sensible.
Bande à part
Au centre, dans sa retenue, dans la lenteur de son regard, Josh O’Connor rejoint la lignée des solitaires de l’Ouest : stoïque, pudique, presque spectral. Sa présence donne au film une densité magnifique, comme si l’Amérique se reflétait à travers sa silhouette fatiguée.
Première
Teinté de mélancolie, mais porteur d’un message d’espoir, ce second film de Max Walker-Silverman s’inscrit dans l’esprit des films de Chloé Zhao, en s’intéressant aux marges d’un pays fracturé.
Franceinfo Culture



Publié sur Écran Village par Moïse Maigret